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Ainsi fut l'Holovect



Il est certains projets qui nous rapprochent un peu plus du Saint Graal de l’holographie. C’était le cas de l’Holovect, un concept développé par Jaime Ruiz-Avila, qui a donné lieu à une levée de fond puis qui a ensuite complètement disparu. Alors pourquoi en parler me direz-vous ? simplement parce que la technologie utilisée mérite un coup de projecteur et que même si ce projet n’a pas abouti, on peut espérer en voir d’autres du même genre naître prochainement.

Le prototype de l’holovect a été présenté en 2016, il s’agissait d’un laser projetant une image sur un volume d’air modifié. Il avait été présenté comme le complément idéal d’une imprimante 3D, ou encore comme le support éducatif du futur, voire comme un appareil destiné à la communication marketing, les applications semblaient nombreuses et prometteuses.


Son nom commercial complet était l’Holovect Mk II et il s’annonçait comme le premier appareil holographique basé sur la technologie laser destiné à un usage domestique capable de faire apparaître des objets en 3D dans l’air. (puisque des dispositifs de ce genre avaient déjà été créés en laboratoire, voir notre article sur le sujet).


Explication ci-dessous par le concepteur lui-même (en anglais)


En réalité les images produites par l’holovect n’étaient pas vraiment des hologrammes mais comme nous l’avons vu, des images vectorielles projetées sur un volume d’air dont la constitution était modifiée par l’appareil. Si on ne peut pas réellement parler d’hologramme c’est parce que dans sa définition pure, un hologramme contient toutes les informations des 3 dimensions d’une image qui sont imprimées sur différentes couches de film ou de verre (holo signifiant “entier” ou "complet” et gram “enregistré”). On peut cependant dire, dans la mesure où les images générées par l’holovect étaient en 3 dimensions et flottaient librement dans les airs qu’elles étaient holographiques (on note la petite nuance entre un hologramme et une image holographique ndlr). Et dans tous les cas c’était réellement de la projection en 3D.

Alors, comment ça marche ? Le principe est simple : quand la lumière voyage entre deux environnements différents on obtient dans la plupart des cas trois effets possibles :

  • la réfraction

  • la réflexion

  • la diffusion

le tout dépendant de l’indice de réfraction de l'environnement ou de la matière traversée par le faisceau de lumière. Un exemple de ces phénomènes est le mirage que l’on voit apparaître lorsqu’une portion de l’air se trouve avoir un indice de réfraction différent du reste qui l’entoure, ce qui provoque la déviation de certains faisceaux de lumière qui partent alors dans des directions différentes de ce qu’elles devraient être. Ceci se produit parce que la température ou la pression de l’air est différente d’une région à une autre.


mirage : explication

Avec la technologie Holovect, leurs créateurs avaient inventé le moyen de contrôler l’air à travers une section d’espace à l’intérieur de laquelle l’indice de réfraction avait été modifié, afin de réfracter et refléter un faisceau laser. cette modification augmente en fait l’“albédo” qui est défini comme étant le pouvoir réfléchissant d'une surface, c'est-à-dire le rapport de l'énergie lumineuse réfléchie à l'énergie lumineuse incidente.

Ainsi, en contrôlant simultanément la direction du laser et la position d’une colonne d’air modifiée, un ordinateur peut placer un pixel volumétrique (ou voxel) de lumière n’importe où dans un espace en 3 dimensions. Donc en émettant un faisceau laser dans une direction d’un point A à un point B, un vecteur 3D se dessine sous forme de ligne, et en combinant de nombreux vecteurs de cette sorte, un objet vectoriel peut alors être généré. L’holovect Mk II était ainsi capable de dessiner une image complète tenant dans un cube de 12x12x12 cm 50 fois par seconde.


La structure des données qui étaient développée pour l’holovect était appelé objet “vect”. Il s’agissait en fait simplement d’une liste de coordonnées 3D qui avait pour résultat de dessiner des lignes séquentielles reliant entre eux les points de la liste dans l’espace qui étaient compilées pour donner un objet vect. Ces fichiers étaient simple et facile à créer en utilisant une variété d’outils en ligne ou tout simplement avec un bon vieux papier et un crayon. Une fois chargés, les objets vects pouvaient être tournés sur trois axes et déplacés sur un référentiel tridimensionnel. Ces objets étaient facilement manipulables grâce à un bouton de contrôle, des fonctions pré établies comme la rotation ou le déplacement ou alors au travers d’une application propre.


objet vect

Une des applications présentées de l’holovect aurait été la visualisation de fichier STL avant leur impression en 3D (par une imprimante 3D), dans le but notamment de déceler d’éventuelles erreurs de conception avant la matérialisation de celles-ci, ce qui représente un gain de temps considérable et une économie de matière.

D’autres applications auraient consisté à visualiser des données 3D acquises à l’aide d’un scanner 3D par exemple, et bien sûr, toutes les utilisations commerciales que l’on aurait pu imaginer.


Les créateurs de l’holovect avaient proposé de mettre les drivers de l’appareil en open source de manière à permettre à tout un chacun de pouvoir développer ses propres applications et ainsi exploiter le potentiel de la machine pour des usages spécifiques, mais malgré ça, l’avenir prometteur de ce produit et les gros efforts déployés par ses créateurs, nous n’entendons absolument plus parler de l’holovect depuis 2017.


Espérons donc que d’autres audacieux concepteurs et investisseurs reprendront le projet là où il s’est arrêté et le développeront encore plus. les hologrammes nous attendent dans les prochaines années à venir, il n’y a pas de doute.



inspiré et traduit d'un article du site kickstarter.com


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